Je suis triste, c'est pitoyable.
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Petit fouillis personnel.

STOPJe le savais pas, c'est instructif, mais ça sert à rien.
MAIS...
Le saviez-vous pour autant ?
C'était utile.
Je me souviens encore la façon que tu avais de passer ta main sur mes épaules, les descendre dans le creux des reins et puis de m'embrasser dans le cou, de me prendre la main, d'entrelacer tes doigts dans les miens et puis, de l'autre, me caresser doucement la joue. Je mettais ma tête dans le creux de ton épaule, respirais ton parfum et fermait les yeux. Tu me regardais dormir, en souriant, et passais ta main dans mes cheveux, ton souffle frôlait ma joue et je m'éternisais à m'imaginer à tes côtés. Tu me soulevais gentiment, il fallait y aller. Tu te mettais dans l'encadrement de la porte, la tête posée contre le rebord, tu attendais que je mette mes chaussures. Tu prenais ma main et tu attendais que je t'embrasse, ce que je faisais. Tu étais tendre, attentionné, doux. Je passais ma main sur ta joue, tu fermais les yeux.
Je crois que je me suis attachée à toi juste pour cette tendresse. Je ne veux me rappeller que de ça et j'ai accepté tout le reste pour ces moments-là. Tu étais si indifférent le reste du temps. Je ne regrette que ces moments-là, je ne regrette que la personne qui était douce et attendrissante. Pas celui qui passait dans les
couloirs, me regardant à peine. Je me demandais si c'était la même personne, je faisais avec en respectant tes choix, mais je me posais beaucoup de questions auxquelles je ne répondais pas de peur d'être blessée.
Tu m'as laissé ce goût amer.